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Histoire & Culture |
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Evocation/Il y a quarante-sept ans tombait au champ d’honneur le lieutenant militaire Mohamed Belaouche dit Si Moh Oulhadj
Un vaillant combattant
Mohamed Belaouche est né le 13 décembre 1920 à Tafoughalt dans le douar d’Imkiren. Tout comme de nombreux jeunes de sa trempe, il adhéra au PPA à l’âge de vingt ans alors qu’il vivait dans l’une des familles les plus aisées du village. L’homme oublie l’Histoire, mais l’Histoire n’oublie jamais l’homme. Il est de ces hommes que seule l’Histoire perpétue. Le 23 octobre1960 tombait au champ d’honneur le lieutenant militaire de la Zone 4 de la Wilaya 3 Mohamed Belaouche à Tazrout Nezlioua, l’arme à la main. Mohamed Belaouche est né le 13 décembre 1920 à Tafoughalt dans le douar d’Imkiren. Tout comme de nombreux jeunes de sa trempe, il adhéra au PPA à l’âge de vingt ans alors qu’il vivait dans l’une des familles les plus aisées du village. Commerçant de son état, il avait appris le Livre Saint. Il maîtrisait donc la langue arabe. Eu égard à son intelligence et sa piété, il convainc plusieurs jeunes à militer dans le parti, puis à préparer la lutte armée. D’ailleurs, lui et ses compagnons avaient été chargés de missions à Blida dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954. Il signa ainsi son premier acte. Etant courageux, ses supérieurs lui accordèrent le grade de lieutenant après avoir participé à de nombreuses batailles dans la compagnie de la Région 2. Pour cet anniversaire, nous nous sommes rapprochés de l’un de ses compagnons. Ammi Rabah Bendif lequel nous citera en premier lieu que ce vaillant combattant était présent à l’embuscade au lieu dit n°9 à Sidi-Ali Bounab, à celle d’Elmoussem au même lieu puis à un combat acharné à Ath Saâda et l’embuscade d’Ivouâzounnène dans la région de Tizi Ouzou à quelques jets de pierres de Timezrit. Notre interlocuteur nous confia, d’autre part, que Si Moh Oulhadj avait participé à la grande bataille du 6 janvier à Ath Yahia Moussa où l’armée française avait laissé des plumes en perdant le lieutenant Graziani et le sergent Chassin, Ammi Rabah nous détailla la bataille d’Ichoukrène dans la région de Draâ El Mizan. “Il y avait un convoi militaire qui passait une fois par semaine vers 9 h du matin dans cette localité. Alors, nous avions décidé de l’attaquer. Nous étions partis de Tafoughalt vers Ichoukrène. Nous avions creusé des tranchées toute la nuit car nous étions dans un terrain découvert. Notre chef Akli Hamraoui nous avait instruits de nous y cacher. Malheureusement, le lendemain, une patrouille de reconnaissance était passé avant le passage du convoi. Alors, notre plan échoua. Tout de même, un accrochage s’en suivit. Nous pûmes éliminer vingt d’entre eux alors que les autres ne trouvèrent leur salut qu’en fuyant vers le village”, raconte-t-il. Avant d’ajouter un détail plus important : “Je me souviens de notre héros. Il fut le premier à tirer sur l’ennemi en dépit de la blessure qu’il portait depuis quelques jours. Si Moh Oulhadj tenait son pistolet d’seule main car l’autre bras était attaché par une écharpe. Même pour creuser la tranchée, le chef de compagnie l’avait dispensé en désignant quelqu’un à sa place. Après l’intervention de l’artillerie, nous nous étions repliés jusqu’à Tamda Ali où il nous guida jusqu’à Taghzout dans son verger où nous mangeâmes des fruits à satiété”. Notre moudjahid s’arrête un moment pour se rappeler des paroles poignantes de Mohamed Belaouche. “Faites comme chez vous, mangez, vous êtes mes fils car je n’ai qu’une seule fille”, conclut Ammi Rabah. Notre lieutenant militaire participa à d’autres batailles. “En 1956, il organisa avec d’autres compagnons une embuscade à Tamdikt sur la RN 68 reliant Tizi Ghennif aux Issers. Ce jour-là, il y avait du brouillard. Si Moh Oulhadj et les autres ont passé la nuit dans un hangar. Au petit matin, à la faveur de la brume matinale, Si Moh Oulhadj et ses éléments attaquèrent le convoi. Il y eut plusieurs morts dans les rangs des militaires. Ce jour-là tombèrent au champ d’honneur, Abdellah Adjab , Arezki Bekhat et un certain Hanou”, nous racontera un autre témoin Hacène Belaouche, qui connaissait très bien ce lieutenant. Après la mort du colonel Amirouche en 1959 et celle du chef de Zone Ali Bennour le 21 octobre 1959, il y eut un désordre dans le commandement de la Wilaya 3, le lieutenant Belaouche quitta la zone 4 de la Wilaya 3 pour rejoindre la Wilaya 4 où il continua son combat jusqu’à cette date fatidique de sa mort. En lui rendant cet hommage, Rabah Bendif demande à Dieu de l’accueillir dans son Vaste Paradis.
Amar Ouramdane
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IFLISEN UMELLIL |