Actualité

Aït Itchir

Les meilleurs collégiens récompensés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les meilleurs élèves du collège d’enseignement moyen d’Aït Itchir, situé à sept kilomètres environ au nord de Tizi Ghennif, en zone montagneuse, ont été honorés par leur établissement au cours d’une sympathique réception organisée en leur honneur, en ce début d’après-midi du lundi.

En effet, c’est en présence des parents d’élèves, des professeurs et de tous les autres fonctionnaires que le directeur dudit collège, en l’occurrence M. Bouzeboudja, a pris la parole pour souhaiter à toute l’assistance la bienvenue avant de donner un récapitulatif des résultats scolaires enregistrés au cours du premier trimestre avant d’appeler les élèves à redoubler d’efforts.

Par ailleurs, le chef d’établissement s’est longuement étalé sur les nombreux problèmes internes notamment en ce qui concerne l’ouverture de la cantine dont la construction de la niche pour le gaz tarde à se réaliser.

“Comme vous savez tous, depuis  l’affectation de M. Boualem Laouami, en sa qualité de conseiller l’éducation, la situation au collège a beaucoup changé, d’autant plus qu’il m’apporte toute son aide avec sa grande expérience ; ainsi, je tiens à souligner également les promesses qui me sont faites par M. Mohamed Djidda, le nouveau P/APC qui s’est engagé à s’impliquer davantage”, déclare en substance M. Bouzboudja qui cédera la parole à son conseiller d’éducation.

Au demeurant, 25 élèves s’en sont tirés avec des félicitations et 32 autres avec des encouragements. Des cadeaux leur furent remis sous des applaudissements nourris alors que pour ceux qui ont obtenu le tableau d’honneur, faute de moyens financiers et au vu de leur grand nombre, ils n’ont eu droit qu’à un diplôme.

La cérémonie s’est clôturée par une collation et par une ambiance de grande fête.

 

Essaid N’Aït Kaci

DDK 10-01-2008

 

Les Gros handicaps de l’agriculture

Quel avenir pour l’agriculture dans la wilaya de Tizi-Ouzou ? Posée par la nature depuis toujours et par l’homme, notamment au lendemain de l’indépendance du pays, cette question tarde à trouver une réponse satisfaisante pour le développement durable et le bien-être de la population de la région.
Si la nature a scellé le sort de la wilaya dans ce domaine en dictant à l’homme les grandes orientations de son action et de sa subsistance, l’histoire politique et économique du pays, au cours des cinq dernières décennies, s’est faite à contresens de l’ordre naturel et aux dépens des atouts, pourtant
tout à fait évidents, de la wilaya. La démographie, l’exode rural généré par les sollicitations urbaines, l’indivision et le morcellement de la propriété terrienne ont eu, et continuent d’avoir des conséquences néfastes sur le développement de l’agriculture. La terre n’est pas extensible et sa morphologie locale exclue d’office nombre de spéculations, de techniques et matériels agricoles. L’irrigation, le maraîchage, la plasticulture et la céréaliculture, par exemple, ne sont possibles que dans la vallée du Sébaou, dans la bande côtière d’Azeffoun et dans la dépression qui s’étale de Tizi Ghenif aux Oudhias via Draâ-El-Mizan, Boghni et Mechtras, représentant environ 20 % de la superficie totale de la wilaya. En dépit de l’exode rural massif lors des vingt première années de l’Indépendance, et qui se poursuit à un rythme ralenti, et malgré l’urbanisation qui se développe, la population — plus de 1 million 300 000 habitants — de la wilaya reste à 64% rurale. Le surcroît de population enregistré par la région depuis 1962 et l’immigration interne souvent très attachée au patrimoine local empêchent l’exploitation des terres en indivision, freinent l’investissement et le développement de l’agriculture. Situées en montagne avec des pentes supérieures à 12%, selon les services agricoles, les 4/5e des terres sont soit laissées en jachère soit confiées en exploitation à des tiers nécessiteux à moitié/moitié, mode qui ne favorise pas l’investissement, dévalorise le travail de la terre et dépossède la campagne au profit de la ville. Les propriétaires qui ont recours à ce procédé sont des citadins, des personnes aisées, à cheval entre le monde rural et urbain, qui peuvent se passer du produit de ce mode d’exploitation. La wilaya ne manque pas d’atouts à exploiter dans la perspective d’un développement durable. L’arboriculture fruitière, en particulier l’olivier, le figuier, le cerisier, le châtaignier, l’élevage ovin, caprin, avicole, apicole et cuniculicole, l’artisanat, le tourisme ainsi que la petite et moyenne industrie restent des gisements presque entièrement en friche. Deux aspects strictement agricoles suffisent à préciser l’écart entre les potentialités naturelles et l’état actuel des choses, il s’agit de deux aliments de base du mode de consommation locale d’autrefois comptant, par ailleurs, parmi les produits exportés très prisés à l’étranger, à savoir l’huile d’olive et la figue sèche, qui sont devenus des articles de luxe. Peu disponibles sur le marché, ils se négocient au -dessus de 300 DA le litre d’huile et le kilo de figues. Et pour cause, l’olivier qui a été abandonné durant plusieurs décennies est trop souvent exposé aux incendies de forêt juste au moment où l’on note un regain d’intérêt de la part des agriculteurs conséquemment aux encouragements des pouvoirs publics, à la revalorisation du prix de l’huile par la loi du marché, à l’ouverture des pistes agricoles facilitant l’accès aux oliveraies et à une relative modernisation des huileries permettant un traitement rapide et qualitatif des olives qui, autrefois, séjournaient trop longtemps dans des sacs empilés les uns sur les autres et exposés aux intempéries. Du fait de la cueillette qui se fait toujours de manière traditionnelle, l’olivier ne produit généralement qu’une année sur deux. Sa rentabilité à l’hectare et au quintal demeure relativement faible en raison du manque de soin dont il est l’objet. Le quintal d’olives ne donne que cinq à dix litres d’huile sauf en cas de soins suivis en amont et en aval de la cueillette où l’on atteint, dit-on, vingt litres le quintal. Le figuier, décimé durant la guerre de Libération, n’arrive pas à redémarrer de façon conséquente en dépit des efforts des services agricoles portant sur la réhabilitation de 3 000 ha de l’existant et de l’extension de 2 000 ha réalisée dans le cadre de l’exercice 2006, selon le bilan des mêmes services. La figue fraîche de saison demeure, du fait de sa rareté, inaccessible aux petites bourses, les figuiers sont dans la plupart des cas assez vieux et mal entretenus, les vielles méthodes de soins et de fécondation se sont perdues tandis que les nouvelles techniques peinent à pénétrer ce secteur particulier. Résultat, la production diminue au lieu d’augmenter et la figue sèche, très rare et dont le conditionnement demeure ce qu’il a toujours été, est plus chère que la meilleure datte en provenance du Sud. Le soutien de 7 DA, le plan que les services agricoles affirment apporter aux fellahs, ne semble pas inciter les fellahs à renforcer et développer leurs figueraies. Il leur paraît insuffisant, le rapport lointain et hypothétique, les installations de conditionnement pour le commerce interne et l’exportation inexistantes. Tout arbre fruitier, plus particulièrement l’olivier et le figuier, nécessite trois à cinq ans d’effort soutenu pour commencer à produire. De nos jours, le fellah, contrairement à ses aïeux, fait ses comptes avant de se livrer à la moindre spéculation. Ceux qui continuent à travailler comme autrefois en se fiant à leur étoile s’en sortent avec beaucoup de difficultés. Le cerisier, presque aussi répandu que les deux arbres évoqués, tend à disparaître du patrimoine arboricole de la wilaya. Les efforts de réhabilitation et d’extension portant sur 1 000 ha, réalisés en 2006 par les services agricoles, ne paraissent pas de nature à restituer à cet arbre, aussi noble que l’olivier et le figuier, la place et le rôle économique qui lui reviennent. La greffe qui se pratiquait autrefois à large échelle devient peu fréquente et la capnode, maladie spécifique du cerisier, peu ou pas du tout maîtrisée par la plupart des fellahs, se propage risquant de mettre en péril le patrimoine existant. De ce fait, la cerise, de moins en moins disponible ces dernières années, se vend deux fois plus chère que le litre d’huile et le kilo de figues sèches. L’élevage bovin, caprin et avicole, naguère très courant chez la plupart des familles rurales, qui en tiraient des revenus substantiels, ne fait plus partie des habitudes partagées par le grand nombre. Il reste le privilège coûteux d’un petit nombre de nantis et d’introduits qui accaparent le soutien de l’État destiné au développement de ces trois créneaux. Rien d’étonnant à cet égard que le lait de vache, même à 40 DA le litre, soit rare sur le marché en dépit du soutien de 7 DA à la production, de 4 DA à la collette et de 2 DA au détail. Au vu de cette pénurie, les 26 000 vaches laitières citées par les services agricoles dans le programme d’intensification de l’élevage bovin ne semblent pas être d’un apport suffisant pour satisfaire la demande. Le lait et le fromage de chèvre, totalement indisponibles sur marché, suivant par là le sort réservé à l’élevage caprin, constitue un autre exemple du délaissement des campagnes. Le prix du poulet a pris l’ascenseur à la faveur de l’apparition de la grippe aviaire à travers le monde. Il oscille toujours entre 230 et 300 DA le kg et quelquefois plus malgré les 1 000 modules annoncés dans le bilan 2006 des services agricoles. Là aussi les plus nantis et les introduits ont profité de la conjoncture aviaire pour avoir raison des plus faibles. Invité à faire connaître ses observations, un représentant des fellahs tombe à bras raccourci sur la politique agricole de l’actuel ministre, favorisant, dit-il, l’importation aux dépens de la production. La suppression des coopératives de semences serait, d’après lui, à l’origine de la crise de la pomme de terre, rappelant que la production de la wilaya était auparavant équivalente à celle de Mascara. Les aides et crédits profitent, selon la même source, aux gens qui n’ont rien à voir avec l’agriculture concédant toutefois des résultats probants aux services agricoles de la wilaya dans les filières apicole, du raisin de table et dans les céréales où l’on avance la réalisation, dans le bilan 2006, respectivement de 250 000 ruches, l’extension de 1 000 ha de raisin de table et 7 000 ha de céréales. Ce dernier chiffre serait surestimé, d’après notre interlocuteur qui n’a pas honoré son engagement à donner ses observations par écrit.


B. T.

Le Soir 13-12-2007

 

 

CEM Boubaghla-Said à Tizi Ghennif

Les collégiens s’initient à l’informatique

 

 

Personne ne peut dire le contraire : le CEM Boubaghla-Saïd est l’un des meilleurs à l’échelle de la wilaya de Tizi Ouzou. Ses résultats le démontrent chaque année. L’an dernier, il a décroché la deuxième place avec un pourcentage de 78,63% au BEM.

Si ces résultats se confirment d’année en année, c’est grâce à la stabilité, aussi bien de l’équipe administrative que celle du corps enseignant. Le directeur de ce collège a introduit l’apprentissage de l’informatique dans son établissement. Pour en savoir plus sur cette expérience, nous nous sommes déplacés dans ce CEM. Certes, l’organisation parfaite dans cette école nous a surpris, mais il nous a été donné de remarquer que la cour s’est quelque peu dégradée notamment après les fortes pluies de la fin du mois d’octobre et début novembre. Notre hôte nous fait visiter le laboratoire informatique : dix postes sont réservés aux élèves et un autre pour l’enseignant. Dans une autre salle, cinq ordinateurs reliés au réseau Internet sont destinés au personnel. Ce directeur a pris le soin de dispenser des cours d’informatique à raison de deux heures par semaine pour les élèves des classes de 1er AM et de 2e AM. “Pendant que le premier groupe d’une classe est avec le professeur d’informatique, le deuxième groupe  étudie dans la bibliothèque”, nous signale notre interlocuteur. Quant aux professeurs, même s’ils sont spécialisés en sciences physiques,  ils dispensent toutefois comme il se doit cet enseignement (l’informatique). “Les élèves sont évalués comme dans les autres matières”, ajoute notre accompagnateur. Le directeur nous a fait visiter ensuite les laboratoires de sciences naturelles et de physique. Ces derniers sont équipés en micro-ordinateurs. “Le professeur de la matière peut dispenser ces cours avec le support de cet outil”, nous explique-t-il au passage. Ce collège étant un exemple pour les autres, attend toujours le lancement d’un minicomplexe sportif. Après cette visite, nous avons appris qu’un autre établissement de ce type a lancé cet enseignement. Ceci facilitera la tâche aux collégiens qui iront au lycée où l’informatique est obligatoire dès la première année secondaire. A quand sa généralisation ? Nouredine Khaldi, le Directeur de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou a déjà répondu à la question en déclarant à Frikat qu’il y veillera et fera tout son possible pour aboutir à la généralisation de l’informatique. Par contre, les chefs d’établissement que nous avons approchés souhaitent que leur tutelle pense à prévoir des stages, même de courte durée, à leurs personnels administratifs. “Les conseillers en éducation et autre personnes de l’administration doivent être formés dans ce domaine”, a conclu un directeur de CEM.

 

Amar Ouramdane

DDK le 17-11-2007

 

 

 

 

Alimentation en eau potable à Aït Yahia Moussa

Des réseaux de distribution en projet

 

 

“Depuis la mise en service des forages de Oued Bougdoura, on peut dire que le versant Ouest ne souffre plus du manque d’eau, mais de temps à autres, il y a de petits problèmes concernant la distribution, surtout en raison des réseaux vétustes et défectueux si bien qu’on assiste parfois à des réclamations émanant des villages touchées”, nous a confié une source proche de l'APC.

Effectivement, à maintes fois, des comités de villages sont de tout temps, notamment en été, monté au créneau. Ainsi, la Direction de son hydraulique à sa tête l’infatigable directeur, Saïd Abbès, a pris en mains ces problèmes.  Nous avons appris que le village de Tachtiouine à titre d’exemple a bénéficié de trois inscriptions pour l’amélioration de son réseau. D’abord à partir du réservoir de Chérifi d’une capacité de 500 mètres cubes de la SR3. Conformément à la réglementation en vigueur, qui régule l’attribution des marchés, ces opérations sont confiées provisoirement à des entreprises qui ont soumissionné. “La réalisation de ces opérations régleront définitivement le problème de distribution pour les villages de Tachtiouine.

Alors, l’AEP est en nette amélioration dans notre commune, comparativement aux années précédentes”, nous a déclaré un membre de comité de village, tout en remerciant Saïd Abbès, qui veille personnellement à toutes ces opérations. Par ailleurs, faudra-t-il le rappeler, le village de Tafoughalt, dans la même commune, bénéficie actuellement d’une opération similaire ainsi que de la réalisation d’un réservoir de 500 mètres cubes au lieu dit Tighilt l’Msala.

Une source proche de l’APC de Tizi Ghennif nous a fait état d’opérations de ce genre au chef-lieu de commune, au village agricole Marako et d’un autre réseau à la cité du 5-Juillet, au chef-lieu. Certes, des réseaux sont en train d’être réalisés, mais il est attendu d’en finir avec ce problème avec la mise en service du barrage de Koudia Aserdoun (Bouira), qui touchera en principe ce versant sud-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou, à l’orée 2010.

 

Amar Ouramdane

DDK le 18-11-2007

 

 

 

 

Tizi Ghennif/1er Novembre 1954 - 1er Novembre 2007

L’histoire reste toujours ignorée

 

Alors que l’Algérie s’apprête à célébrer le cinquante-troisième anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution armée, il est tout de même regrettable de constater que rien n’a été fait dans cette partie de la Kabylie pour cultiver la mémoire.

Au demeurant, la stèle érigée à la mémoire des novembristes sur le boulevard baptisé “Premier Novembre” n’a pas été réhabilité depuis sa destruction lors des émeutes du Printemps noir par des jeunes qui ignoraient totalement son symbole et sa portée historique.

Hormis feu Ali Zamoum, qui avait côtoyé en prison les premiers militants de Tizi Ghennif et M’kira, l’épopée de ces derniers reste complètement inconnue dans la localité-même.

Ainsi, pour cette action historique de la nuit du Premier Novembre 1954, le groupe qui allait annoncer au colonialisme la fin de son règne était dirigé par Amar Merabet (1910-8 novembre 1992) avait participé au congrès d’Hernu (Belgique), était composé de Ali Zoughmaz, Essaïd Zekrini, Slimane Nacef, Mohamed Nacef, Ali Aggrouche, Hanou Yahiaoui, Ahmed Yahiaoui, Mohamed Chaouchi, Mohamed Cheikh, Lounès Taoualit, Mohamed Imerzoukène dit Si El Mahfoud, Ali Benredjedal, Ahmed Tazekrit, Akli Heddar, Ali Ammoura, Saïd Mouna, Amar Derradji et Belkacem Hamnache.

Par ailleurs, d’autres militants, plus précisément des deux communes et d’Aït Yahia Moussa ont, sous le commandement de feu le colonel Ouamrane, participé de leurs côtés au déclenchement de la révolution à Blida, Boufarik, Alger ou à Draâ El Mizan et Boghni.

Pour ce baptème du feu, le groupe s’était donné rendez-vous pour se regrouper à cinq cents mètres environ de Tighilt Bougueni, chef-lieu de commune de M’kira, au lieu dit actuellement “Quatre chemins” ou “Thmethline Ivahrizène” (le cimetière d’Ivahrizène).

Leur départ sur Tizi Ghennif a été quelque peu retardé par les militants qui devaient arriver de cette même localité, à l’exemple de Lounès Taoualit, Ali Benredjdal et Ahmed Tazekrit qui devait refaire le trajet de plus de dix kilomètres aussitôt arrivés.

Leur marche commença sous une pluie fine. Ils avancèrent silencieusement dans la nuit alors que derrière eux, du village d’Ivahrizène leur parvenait encore le son de la fête qui battait son plein.

A leur arrivée à Tizi Ghennif, feu Amar M’rabet, le chef, désigna à chaque groupe sa mission. La colonne se scinda en quatre groupes. Le premier avait pour mission de couper les fils téléphoniques, à la sortie  Est du village, à l’emplacement de l’actuel mémorial et musée Ali-Mellah. Le second devait se poster sur le boulevard 1er-Novembre en face de l’actuelle école de filles qui était le siège de la mairie.

Le troisième groupe devait se diriger vers la caserne de gendarmerie alors que le quatrième était chargé de mettre le feu au hangar à tabac. La consigne donnée pour cette nuit n’était autre que de tirer des coups de feu en l’air et d’éviter une effusion de sang. Il fallait créer l’impact par ce coup d’éclat à travers le territoire national pour signer la naissance de la révolution armée.

00 heures 45 minutes, des rafales de mitraillettes déchirèrent l’obscurité à Tizi Ghennif dont les nombreux colons se réveillèrent complètement affolés, d’autant plus qu’un certain Chaillot actionna immédiatement la sirène pour donner l’alerte aux cris. “Ils attaquent ! Ils attaquent !”.

Peu après, les premiers moudjahidine se retrouvèrent à Lourika, à la sortie nord-ouest de l’agglomération pour passer la nuit dans une grange jusqu’au petit matin, alors que derrière de grosses fumées s’élevaient du hangar appartenant au maire Guenayar et d’un dépôt de liège.

La répression ne se fit pas attendre. Les militants qui n’avaient pas reçu l’ordre de rejoindre les maquis ou de s’enfuir, vaquaient normalement à leurs travaux quand ils furent arrêtés l’un après l’autre.

Torturés, ils seront ensuite traduits devant un tribunal. Poursuivis pour association de malfaiteurs, port d’armes, ils seront condamnés à mort ou à perpétuité. Ils connaîtront les prisons de Tizi Ouzou, Serkadji, El Harrach, Lambèze, les Baumettes, Angers et d’autres encore. Feu Slimane Nacef sera le premier martyr qui succombera sous la torture, le 8 novembre 1954 à Tizi Ghennif.

A l’Indépendance, ils rejoignent leurs villages respectifs pour se consacrer à l’agriculture dans l’anonymat le plus complet.

L’exemple le plus édifiant est celui de Zekrini Essaïd, condamné à mort, qui n’a jamais cherché à se faire reconnaître comme tel ou pour obtenir une quelconque attestation alors que les faux moudjahidine s’en vantaient. Ce n’est qu’après sa mort qu’il a été reconnu à titre posthume.

 

Essaïd N’Aït Kaci

Source : Dépêche de Kabylie

 

 

 

 

IFLISEN UMELLIL

 

       Nouvelles D’Ait

Yahia Moussa

 

 

           Tafoughalt ( Ait Yahia Moussa)

Un village, une histoire et… un avenir

Par Amar Ouramdane