|
Actualité |
|
Aït Itchir Les meilleurs collégiens récompensés Les meilleurs élèves du collège d’enseignement moyen d’Aït Itchir, situé à sept kilomètres environ au nord de Tizi Ghennif, en zone montagneuse, ont été honorés par leur établissement au cours d’une sympathique réception organisée en leur honneur, en ce début d’après-midi du lundi. En effet, c’est en présence des parents d’élèves, des professeurs et de tous les autres fonctionnaires que le directeur dudit collège, en l’occurrence M. Bouzeboudja, a pris la parole pour souhaiter à toute l’assistance la bienvenue avant de donner un récapitulatif des résultats scolaires enregistrés au cours du premier trimestre avant d’appeler les élèves à redoubler d’efforts. Par ailleurs, le chef d’établissement s’est longuement étalé sur les nombreux problèmes internes notamment en ce qui concerne l’ouverture de la cantine dont la construction de la niche pour le gaz tarde à se réaliser. “Comme vous savez tous, depuis l’affectation de M. Boualem Laouami, en sa qualité de conseiller l’éducation, la situation au collège a beaucoup changé, d’autant plus qu’il m’apporte toute son aide avec sa grande expérience ; ainsi, je tiens à souligner également les promesses qui me sont faites par M. Mohamed Djidda, le nouveau P/APC qui s’est engagé à s’impliquer davantage”, déclare en substance M. Bouzboudja qui cédera la parole à son conseiller d’éducation. Au demeurant, 25 élèves s’en sont tirés avec des félicitations et 32 autres avec des encouragements. Des cadeaux leur furent remis sous des applaudissements nourris alors que pour ceux qui ont obtenu le tableau d’honneur, faute de moyens financiers et au vu de leur grand nombre, ils n’ont eu droit qu’à un diplôme. La cérémonie s’est clôturée par une collation et par une ambiance de grande fête. Essaid N’Aït Kaci DDK 10-01-2008 Les Gros handicaps de l’agriculture Quel avenir pour l’agriculture dans la wilaya de Tizi-Ouzou ? Posée par la nature depuis toujours et par l’homme, notamment au lendemain de l’indépendance du pays, cette question tarde à trouver une réponse satisfaisante pour le développement durable et le bien-être de la population de la région.
Le Soir 13-12-2007 CEM Boubaghla-Said à Tizi Ghennif Les collégiens s’initient à l’informatique Personne ne peut dire le contraire : le CEM Boubaghla-Saïd est l’un des meilleurs à l’échelle de la wilaya de Tizi Ouzou. Ses résultats le démontrent chaque année. L’an dernier, il a décroché la deuxième place avec un pourcentage de 78,63% au BEM. Si ces résultats se confirment d’année en année, c’est grâce à la stabilité, aussi bien de l’équipe administrative que celle du corps enseignant. Le directeur de ce collège a introduit l’apprentissage de l’informatique dans son établissement. Pour en savoir plus sur cette expérience, nous nous sommes déplacés dans ce CEM. Certes, l’organisation parfaite dans cette école nous a surpris, mais il nous a été donné de remarquer que la cour s’est quelque peu dégradée notamment après les fortes pluies de la fin du mois d’octobre et début novembre. Notre hôte nous fait visiter le laboratoire informatique : dix postes sont réservés aux élèves et un autre pour l’enseignant. Dans une autre salle, cinq ordinateurs reliés au réseau Internet sont destinés au personnel. Ce directeur a pris le soin de dispenser des cours d’informatique à raison de deux heures par semaine pour les élèves des classes de 1er AM et de 2e AM. “Pendant que le premier groupe d’une classe est avec le professeur d’informatique, le deuxième groupe étudie dans la bibliothèque”, nous signale notre interlocuteur. Quant aux professeurs, même s’ils sont spécialisés en sciences physiques, ils dispensent toutefois comme il se doit cet enseignement (l’informatique). “Les élèves sont évalués comme dans les autres matières”, ajoute notre accompagnateur. Le directeur nous a fait visiter ensuite les laboratoires de sciences naturelles et de physique. Ces derniers sont équipés en micro-ordinateurs. “Le professeur de la matière peut dispenser ces cours avec le support de cet outil”, nous explique-t-il au passage. Ce collège étant un exemple pour les autres, attend toujours le lancement d’un minicomplexe sportif. Après cette visite, nous avons appris qu’un autre établissement de ce type a lancé cet enseignement. Ceci facilitera la tâche aux collégiens qui iront au lycée où l’informatique est obligatoire dès la première année secondaire. A quand sa généralisation ? Nouredine Khaldi, le Directeur de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou a déjà répondu à la question en déclarant à Frikat qu’il y veillera et fera tout son possible pour aboutir à la généralisation de l’informatique. Par contre, les chefs d’établissement que nous avons approchés souhaitent que leur tutelle pense à prévoir des stages, même de courte durée, à leurs personnels administratifs. “Les conseillers en éducation et autre personnes de l’administration doivent être formés dans ce domaine”, a conclu un directeur de CEM. Amar Ouramdane DDK le 17-11-2007 Alimentation en eau potable à Aït Yahia Moussa Des réseaux de distribution en projet “Depuis la mise en service des forages de Oued Bougdoura, on peut dire que le versant Ouest ne souffre plus du manque d’eau, mais de temps à autres, il y a de petits problèmes concernant la distribution, surtout en raison des réseaux vétustes et défectueux si bien qu’on assiste parfois à des réclamations émanant des villages touchées”, nous a confié une source proche de l'APC. Effectivement, à maintes fois, des comités de villages sont de tout temps, notamment en été, monté au créneau. Ainsi, la Direction de son hydraulique à sa tête l’infatigable directeur, Saïd Abbès, a pris en mains ces problèmes. Nous avons appris que le village de Tachtiouine à titre d’exemple a bénéficié de trois inscriptions pour l’amélioration de son réseau. D’abord à partir du réservoir de Chérifi d’une capacité de 500 mètres cubes de la SR3. Conformément à la réglementation en vigueur, qui régule l’attribution des marchés, ces opérations sont confiées provisoirement à des entreprises qui ont soumissionné. “La réalisation de ces opérations régleront définitivement le problème de distribution pour les villages de Tachtiouine. Alors, l’AEP est en nette amélioration dans notre commune, comparativement aux années précédentes”, nous a déclaré un membre de comité de village, tout en remerciant Saïd Abbès, qui veille personnellement à toutes ces opérations. Par ailleurs, faudra-t-il le rappeler, le village de Tafoughalt, dans la même commune, bénéficie actuellement d’une opération similaire ainsi que de la réalisation d’un réservoir de 500 mètres cubes au lieu dit Tighilt l’Msala. Une source proche de l’APC de Tizi Ghennif nous a fait état d’opérations de ce genre au chef-lieu de commune, au village agricole Marako et d’un autre réseau à la cité du 5-Juillet, au chef-lieu. Certes, des réseaux sont en train d’être réalisés, mais il est attendu d’en finir avec ce problème avec la mise en service du barrage de Koudia Aserdoun (Bouira), qui touchera en principe ce versant sud-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou, à l’orée 2010. Amar Ouramdane DDK le 18-11-2007 Tizi Ghennif/1er Novembre 1954 - 1er Novembre 2007 L’histoire reste toujours ignorée Alors que l’Algérie s’apprête à célébrer le cinquante-troisième anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution armée, il est tout de même regrettable de constater que rien n’a été fait dans cette partie de la Kabylie pour cultiver la mémoire. Au demeurant, la stèle érigée à la mémoire des novembristes sur le boulevard baptisé “Premier Novembre” n’a pas été réhabilité depuis sa destruction lors des émeutes du Printemps noir par des jeunes qui ignoraient totalement son symbole et sa portée historique. Hormis feu Ali Zamoum, qui avait côtoyé en prison les premiers militants de Tizi Ghennif et M’kira, l’épopée de ces derniers reste complètement inconnue dans la localité-même. Ainsi, pour cette action historique de la nuit du Premier Novembre 1954, le groupe qui allait annoncer au colonialisme la fin de son règne était dirigé par Amar Merabet (1910-8 novembre 1992) avait participé au congrès d’Hernu (Belgique), était composé de Ali Zoughmaz, Essaïd Zekrini, Slimane Nacef, Mohamed Nacef, Ali Aggrouche, Hanou Yahiaoui, Ahmed Yahiaoui, Mohamed Chaouchi, Mohamed Cheikh, Lounès Taoualit, Mohamed Imerzoukène dit Si El Mahfoud, Ali Benredjedal, Ahmed Tazekrit, Akli Heddar, Ali Ammoura, Saïd Mouna, Amar Derradji et Belkacem Hamnache. Par ailleurs, d’autres militants, plus précisément des deux communes et d’Aït Yahia Moussa ont, sous le commandement de feu le colonel Ouamrane, participé de leurs côtés au déclenchement de la révolution à Blida, Boufarik, Alger ou à Draâ El Mizan et Boghni. Pour ce baptème du feu, le groupe s’était donné rendez-vous pour se regrouper à cinq cents mètres environ de Tighilt Bougueni, chef-lieu de commune de M’kira, au lieu dit actuellement “Quatre chemins” ou “Thmethline Ivahrizène” (le cimetière d’Ivahrizène). Leur départ sur Tizi Ghennif a été quelque peu retardé par les militants qui devaient arriver de cette même localité, à l’exemple de Lounès Taoualit, Ali Benredjdal et Ahmed Tazekrit qui devait refaire le trajet de plus de dix kilomètres aussitôt arrivés. Leur marche commença sous une pluie fine. Ils avancèrent silencieusement dans la nuit alors que derrière eux, du village d’Ivahrizène leur parvenait encore le son de la fête qui battait son plein. A leur arrivée à Tizi Ghennif, feu Amar M’rabet, le chef, désigna à chaque groupe sa mission. La colonne se scinda en quatre groupes. Le premier avait pour mission de couper les fils téléphoniques, à la sortie Est du village, à l’emplacement de l’actuel mémorial et musée Ali-Mellah. Le second devait se poster sur le boulevard 1er-Novembre en face de l’actuelle école de filles qui était le siège de la mairie. Le troisième groupe devait se diriger vers la caserne de gendarmerie alors que le quatrième était chargé de mettre le feu au hangar à tabac. La consigne donnée pour cette nuit n’était autre que de tirer des coups de feu en l’air et d’éviter une effusion de sang. Il fallait créer l’impact par ce coup d’éclat à travers le territoire national pour signer la naissance de la révolution armée. 00 heures 45 minutes, des rafales de mitraillettes déchirèrent l’obscurité à Tizi Ghennif dont les nombreux colons se réveillèrent complètement affolés, d’autant plus qu’un certain Chaillot actionna immédiatement la sirène pour donner l’alerte aux cris. “Ils attaquent ! Ils attaquent !”. Peu après, les premiers moudjahidine se retrouvèrent à Lourika, à la sortie nord-ouest de l’agglomération pour passer la nuit dans une grange jusqu’au petit matin, alors que derrière de grosses fumées s’élevaient du hangar appartenant au maire Guenayar et d’un dépôt de liège. La répression ne se fit pas attendre. Les militants qui n’avaient pas reçu l’ordre de rejoindre les maquis ou de s’enfuir, vaquaient normalement à leurs travaux quand ils furent arrêtés l’un après l’autre. Torturés, ils seront ensuite traduits devant un tribunal. Poursuivis pour association de malfaiteurs, port d’armes, ils seront condamnés à mort ou à perpétuité. Ils connaîtront les prisons de Tizi Ouzou, Serkadji, El Harrach, Lambèze, les Baumettes, Angers et d’autres encore. Feu Slimane Nacef sera le premier martyr qui succombera sous la torture, le 8 novembre 1954 à Tizi Ghennif. A l’Indépendance, ils rejoignent leurs villages respectifs pour se consacrer à l’agriculture dans l’anonymat le plus complet. L’exemple le plus édifiant est celui de Zekrini Essaïd, condamné à mort, qui n’a jamais cherché à se faire reconnaître comme tel ou pour obtenir une quelconque attestation alors que les faux moudjahidine s’en vantaient. Ce n’est qu’après sa mort qu’il a été reconnu à titre posthume. Essaïd N’Aït Kaci Source : Dépêche de Kabylie |



|
IFLISEN UMELLIL |